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Togo : la HARC ‘responsabilise’ les influenceurs et créateurs

La Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) veut amener les créateurs de contenus à mieux mesurer leur responsabilité sur les réseaux sociaux. Une rencontre d’échanges a été organisée à cet effet, mardi 22 septembre 2026, au siège de l’institution à Lomé.

Blogueurs, influenceurs, Tiktokeurs et Youtubeurs ont pris part à cette rencontre consacrée aux enjeux liés à la diffusion des informations sur les plateformes numériques. Plusieurs acteurs institutionnels et professionnels ont également participé aux échanges, notamment des représentants du ministère de la Communication, de l’Agence nationale de la cybersécurité, de l’Instance de protection des données à caractère personnel et des organisations professionnelles de la presse.

Les discussions ont porté sur la place des créateurs de contenus dans l’écosystème médiatique, mais aussi sur les précautions à prendre avant de publier ou de partager une information. La question des fausses informations, le respect de la vie privée et la dignité humaine ont notamment été abordés.

Pour la HARC, cette démarche vise avant tout à informer et à responsabiliser les différents acteurs. Mme Pabozi N’do, Directrice des Affaires juridiques, de la législation et du contentieux de l’institution, rappelle que les créateurs de contenus ne bénéficient pas du statut de journaliste.

« La démarche de la HARC est d’abord pédagogique. Il faut initier les acteurs concernés aux principes fondamentaux d’une bonne communication », a-t-elle déclaré.

Selon elle, les contenus diffusés sur les réseaux sociaux doivent notamment contribuer à l’éducation, au développement et au respect des droits des personnes. « Ils sont censés éduquer, promouvoir le développement et promouvoir le respect de la vie privée et de la dignité humaine », a-t-elle ajouté.

La HARC entend ainsi privilégier la sensibilisation avant de mettre en place des règles permettant de répondre aux éventuelles dérives. « Après cette phase de sensibilisation, la HARC saura établir des normes qui permettent de censurer les dérives », a précisé Mme Pabozi N’do.

La rencontre s’est poursuivie par une séance de questions-réponses, permettant aux participants de faire part de leurs préoccupations et d’obtenir des éclaircissements sur leurs droits, devoirs et responsabilités dans l’univers de la communication numérique.

Delali AYITE

Delali AYITE, est Journaliste Reporter à la Rédaction de Togomedia24.com

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