
Bouraïma Naboudja, fonctionnaire au ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social a été sanctionné par son ministre de tutelle. Il est reproché à ce professeur d’enseignement technique de 2ème classe 2e échelon plusieurs délits.
« Manquement aux règles d’éthique et de déontologie, notamment pour non-respect de l’obligation de réserve et violation des dispositions de l’article 157 du statut général de la fonction publique » indique la note de Gilbert Bawara.
Ainsi, le professeur écope d’ « une mise à pied d’un mois assorti d’une privation de toute renumérotation sauf des allocations familiales »
Face à cette décision, l’accusé balaie du revers de la main cette sanction prononcée à son encontre, notamment celle ayant trait à l’incitation sur les médias des enseignants à violence.
Naboudja estime que cette sortie du ministre n’est que le fruit de l’acharnement contre sa modeste personne.
« On m’accuse d’avoir piétiné l’éthique sans pouvoir me dire concrètement dans quel contexte. Je ne suis pas responsable d’une administration et je ne détiens aucun dossier en main », a-t-il indiqué.
Pour le professeur, si le Togo est une nation normale, il devrait être décoré en lieu et place de cet acharnement.
« Je prends à témoin le monde entier. Le peuple togolais désemparé et déboussolé envahi depuis des décennies par l’arbitraire et les injustices sociales. Si nous refusons de nous battre contre l’injustice, elle nous transformera en esclaves. Si nous étions dans un État normal, quelqu’un qui se bat pour la justice sociale, le respect de la dignité humaine, ne devrait pas être traité de la sorte. Je comprends que les gens ne sont pas prêts à changer. Ils ont fait le choix de l’arbitraire et de l’injustice contre un peuple déterminé et à bout de souffle » a-t-il précisé.
Visiblement, cette affaire est loin de se terminer puisque le professeur dit être serein et déclare que sa lutte n’est pas orienté contre un individu mais faire du Togo une nation prospère.




