Guinée : décès de Claude Pivi, le parquet ordonne une autopsie

Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé, ce mardi 6 janvier 2026, le décès du colonel Claude Pivi (surnommé « Coplan »), alors qu’il était détenu à la maison centrale de Coyah. L’information a été rendue publique à travers un communiqué officiel précisant les circonstances de cette disparition en milieu carcéral.
D’après les autorités judiciaires, le détenu souffrait de plusieurs maladies chroniques, notamment le diabète, l’hypertension artérielle et une maladie articulaire (goutte). Un suivi médical était assuré durant son incarcération. Toutefois, une défaillance dans l’observance de son traitement aurait entraîné une complication grave, marquée par une hypoglycémie sévère.
Face à la dégradation de son état de santé, Claude Pivi a été évacué en urgence, le 4 janvier 2026, vers l’hôpital militaire du camp Almamy Samory Touré. Malgré les soins intensifs administrés pendant deux jours, son état s’est progressivement aggravé jusqu’à son décès, survenu le 6 janvier, dans un tableau de coma hypoglycémique, selon le médecin traitant.
Afin d’établir avec précision les causes de la mort, le Parquet général a indiqué qu’une autopsie médico-légale a été ordonnée sur réquisition du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Coyah. Les résultats de cet examen seront communiqués ultérieurement.
Claude Pivi, ancien haut responsable militaire sous la junte de Moussa Dadis Camara, avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juillet 2024 pour crimes contre l’humanité liés au massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry.




