Burkina Faso : la santé devient la priorité budgétaire numéro 1 en 2026

Le Burkina Faso se distingue nettement dans l’espace UEMOA en consacrant 11 % de l’ensemble de ses dépenses publiques au secteur de la santé pour l’année 2026. C’est la part la plus élevée enregistrée parmi les pays de l’Union selon les projections budgétaires récemment partagées.
Cette décision place le pays largement devant plusieurs de ses voisins où les budgets santé oscillent souvent entre 6 et 9 % des dépenses totales. Plusieurs observateurs y voient la traduction concrète de la volonté des autorités actuelles de faire de l’accès aux soins une priorité stratégique, dans un contexte où le pays fait face à de multiples défis sécuritaires et humanitaires.
Lors d’une récente visite dans un centre hospitalier de la capitale, des membres du gouvernement et des cadres techniques ont insisté sur l’importance de ces investissements : construction et équipement de nouvelles structures, recrutement de personnel soignant, achat de médicaments et prise en charge des maladies les plus courantes.
« On ne peut pas demander à une population de tenir debout si elle n’a pas la santé », a lancé l’un des responsables présents, sous les caméras de plusieurs médias locaux.
Même si les chiffres définitifs du budget 2026 ne sont pas encore adoptés, cette annonce est déjà perçue comme un signal fort envoyé aux partenaires techniques et financiers qui suivent de près les efforts du pays en matière de développement humain.
Reste maintenant à voir si ces 11 % se traduiront effectivement par des améliorations visibles dans les formations sanitaires, notamment dans les zones rurales et les régions les plus touchées par l’insécurité.




