Sénégal : des morts et des blessés après de fortes pluies

Le Sénégal est confronté à d’importantes inondations après de fortes pluies enregistrées depuis dimanche dans plusieurs régions du pays. La situation a déjà fait plusieurs morts et blessés, notamment à Dakar et à Matam.
Selon le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dirigé par Mouhamadou Makhtar Cissé, certains postes pluviométriques ont enregistré des cumuls dépassant 100 millimètres. Ces précipitations ont provoqué des inondations, des perturbations de la circulation et d’importants dégâts matériels, rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS).
À l’Unité 7 des Parcelles Assainies, à Dakar, une jeune femme de 25 ans et son fils de 4 ans ont perdu la vie après l’affaissement d’un mur de leur concession. À Matam, l’effondrement d’un hangar à Gourel Serigne a fait un mort et deux blessés, selon l’APS. À Kaolack, les circonstances liées à l’effondrement d’un bâtiment sont encore en cours d’évaluation.
Les intempéries ont également fortement perturbé les déplacements dans la capitale. Plusieurs axes sont inondés et la principale autoroute reliant Dakar à sa banlieue a été coupée à hauteur de l’école Mariama Niasse. Des quartiers de Pikine, Diamaguène, Mbao, Guédiawaye et Keur Massar sont également touchés.
Face à cette situation, Mouhamadou Makhtar Cissé a instruit la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et l’administration territoriale de renforcer la mobilisation et la coordination des interventions. Les autorités locales sont chargées de coordonner les secours, d’évaluer les dégâts et d’assister les populations sinistrées, indique l’APS.
De son côté, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Lô a présidé lundi une réunion d’urgence consacrée aux inondations. Le gouvernement a décidé de déclencher le Plan d’urgence régional de Dakar afin de renforcer la veille et la prise en charge des zones exposées.
Le ministère de l’Intérieur appelle les populations à la plus grande vigilance, notamment à éviter les voies submergées et les bâtiments fragilisés. Les opérations de secours et d’évaluation se poursuivent, alors que le bilan reste évolutif.




