Nigeria : la fièvre de Lassa a déjà fait 268 morts en 2026
In areas of Africa where the disease is endemic (that is, constantly present), Lassa fever is a significant cause of morbidity and mortality. While Lassa fever is mild or has no observable symptoms in about 80% of people infected with the virus, the remaining 20% have a severe multisystem disease. Lassa fever is also associated with occasional epidemics, during which the case-fatality rate can reach 50%. There are a number of ways in which the virus may be transmitted, or spread, to humans. The Mastomys rodents shed the virus in urine and droppings. Therefore, the virus can be transmitted through direct contact with these materials, through touching objects or eating food contaminated with these materials, or through cuts or sores. Because Mastomys rodents often live in and around homes and scavenge on human food remains or poorly stored food, transmission of this sort is common. Contact with the virus also may occur when a person inhales tiny particles in the air contaminated with rodent excretions. This is called aerosol or airborne transmission. Finally, because Mastomys rodents are sometimes consumed as a food source, infection may occur via direct contact when they are caught and prepared for food.
La fièvre de Lassa continue de représenter une menace sanitaire majeure au Nigeria. Depuis janvier 2026, la maladie a causé 268 décès sur 1 138 cas confirmés, selon le bilan arrêté au 4 octobre. Malgré un recul récent des nouvelles contaminations, la gravité de l’épidémie reste préoccupante.
La maladie touche une grande partie du territoire nigérian. Au total, 24 États et 119 collectivités locales ont signalé des cas confirmés. Durant la première semaine d’octobre, trois nouvelles infections ont été enregistrées, contre treize la semaine précédente. Cependant, le taux de létalité a atteint 23,6 %, alors qu’il était de 18,6 % à la même période en 2025.
Face à cette situation, le développement d’un vaccin apparaît comme une piste importante pour renforcer la lutte contre la maladie. L’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), avec ses partenaires, prépare les bases d’une éventuelle campagne de vaccination dans la région. Les travaux portent notamment sur l’identification des populations prioritaires et les facteurs susceptibles de favoriser l’adhésion des communautés. Plusieurs vaccins sont actuellement à l’étude.
La fièvre de Lassa se transmet principalement par des aliments ou des objets contaminés par l’urine et les excréments de rongeurs infectés. Une transmission d’une personne à une autre est également possible, particulièrement dans les structures sanitaires où les mesures de prévention sont insuffisantes.
Pour limiter la propagation, les autorités sanitaires recommandent de protéger les denrées alimentaires, de maintenir les habitations propres et de consulter rapidement en cas de symptômes suspects. Le respect des mesures d’hygiène et le renforcement de la surveillance épidémiologique restent essentiels pour prévenir de nouveaux décès.
Dans l’attente de progrès décisifs sur le plan vaccinal, le Nigeria doit poursuivre ses efforts pour contenir l’épidémie. Pour les autres pays d’Afrique de l’Ouest exposés à cette maladie, l’évolution des recherches constitue également un enjeu majeur de santé publique.




