Sécurité routière : la vidéo-verbalisation fait ses preuves au Burkina Faso

Au Burkina, la vidéo-verbalisation entrée en vigueur il y a quelques semaines fais déjà ses preuves. Les chiffres présentés vendredi dernier par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, montrent une baisse nette des accidents, des blessés et des décès sur les routes.
Entre le 1er et le 31 août 2026, les caméras ont constaté 19 910 infractions. Ce qui équivaut à 146 459 000 FCFA d’amendes, dont seulement quelque 16 millions soit environ 10 % ont déjà été recouvrés.
Le non-port de la ceinture de sécurité domine largement (71,31 % des cas), suivi des excès de vitesse (15,36 %), du non-respect des feux tricolores (12,26 %) et de l’usage du téléphone au volant (1,07 %). Ces données confirment que le système fonctionne, détecte massivement et commence déjà à changer les comportements.
Mais le véritable succès se mesure ailleurs. En août, le Burkina Faso a enregistré 1 516 accidents, 1347 blessés et 79 tués sur place. En juillet, ces chiffres s’élevaient respectivement à 1 744 accidents, 1 459 blessés et 113 décès. Soit une baisse d’environ 13 % des accidents et de plus de 30 % de la gravité des sinistres. Combinée au renforcement du contrôle du port du casque pour les conducteurs et passagers de deux et trois-roues, la mesure a clairement porté ses fruits.
« La vidéo-verbalisation a responsabilisé les automobilistes sur les routes de Ouagadougou », a souligné le ministre.




