Mali

Mali : les universités paralysées par une grève

Le secteur de l’enseignement supérieur au Mali fait face à une nouvelle épreuve sociale. En effet, les enseignants-chercheurs ont entamé une grève de cinq jours pour amener les autorités à régler une revendication qui tarde à aboutir.

Lancée le lundi 26 octobre 2026 par le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (CEN-SNESUP), la mobilisation porte sur la prime de recherche. Le syndicat exige que son montant soit arrêté, que son versement devienne effectif et que les rappels dus depuis 2017 soient pris en compte.

Pour rappel, cette rémunération complémentaire est inscrite dans le statut des enseignants-chercheurs adopté en octobre 2017. L’article 34 du décret correspondant prévoit plusieurs avantages financiers, dont les primes de fonction spéciale, académique, de documentation et de recherche. Si certaines sont déjà versées, celle consacrée aux activités de recherche reste au cœur des désaccords.

Pourtant, les tentatives de règlement se sont multipliées au fil des années. En 2022, les discussions entre le gouvernement et les représentants syndicaux ont notamment abouti à des ajustements des grilles indiciaires, à une réorganisation de certaines catégories de personnels et à des mesures concernant les heures supplémentaires impayées. Un cadre de négociation a aussi été institué pour examiner la prime contestée.

En février 2025, de nouveaux échanges ont été engagés après plusieurs semaines de débrayage. Les travaux d’une commission chargée d’étudier cette rémunération ont alors favorisé une suspension du mouvement à compter du 17 février. Cependant, les négociations n’ont pas permis de parvenir à une décision définitive.

Depuis son congrès d’octobre 2025, le CEN-SNESUP concentre ses efforts sur ce dossier, reléguant temporairement d’autres revendications au second plan. Son secrétaire général, Oumar Coulibaly, assure néanmoins que l’organisation reste ouverte à la poursuite des discussions avec les autorités.

Prévue jusqu’au vendredi 30 octobre, cette grève pourrait être prolongée si aucun compromis n’est trouvé. L’évolution des négociations dans les prochains jours sera donc déterminante pour la reprise des activités dans les établissements d’enseignement supérieur et de la recherche.

Redaction TM24

Pour vos articles, reportages, Contact Togomedia24 +228 91 06 25 88 / togomedia24@yahoo.com Site d'informations crée depuis 2017 par KOUTELE Pawinim Aubin

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
×

Cliquez pour discuter

 

× Contacter la rédaction