Le Ghana envisage des réformes politiques
Au Ghana, l’idée d’une révision de la Constitution est d’actualité. En effet, le gouvernement ghanéen a officialisé, le 30 juillet 2026, sa position sur les recommandations du Comité de révision constitutionnelle. Parmi les mesures retenues figurent l’extension du mandat du président de la République de quatre à cinq ans, ainsi que l’abaissement de l’âge minimum pour se présenter à l’élection présidentielle de 40 à 35 ans.
« Les premiers mois de chaque administration sont absorbés par les questions de transition, et la dernière année est largement consacrée aux élections. Un mandat de cinq ans offre un cadre plus réaliste pour formuler, mettre en œuvre et évaluer les politiques publiques », a indiqué le procureur général et ministre de la Justice, le Dr Dominic Ayine, au cours d’une conférence de presse.
Le mandat du Parlement serait aligné sur cette nouvelle durée. Le gouvernement a toutefois précisé que cette modification ne s’appliquerait qu’aux futurs présidents et aux futures législatures, et non à l’actuel chef de l’État, John Dramani Mahama.
Sur la question de l’âge, le Comité de révision constitutionnelle, présidé par le professeur Henry Kwasi Prempeh, avait proposé de descendre le seuil à 30 ans. Le gouvernement a accepté le principe d’un abaissement, mais a fixé la barre à 35 ans.
Pour arriver à ce changement, le processus devra alors suivre les étapes de la rédaction de projets de loi, ensuite de son passage devant le Parlement, puis de l’organisation d’un référendum national prévu en 2027. Pour être adoptés, les amendements devront recueillir un taux de participation d’au moins 40 % des électeurs inscrits et un vote favorable d’au moins 75 % des votants.
Selon la Constitution de 1992, l’âge minimum requis pour être candidat à l’élection présidentielle est de 40 ans. Le candidat élu à ce scrutin jouit d’un mandat de 4 ans renouvelable une fois.




