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Lomé : le Conseil des ministres du 1er avril muet sur les inondations

Plusieurs quartiers de Lomé n’ont pas encore séché après la grosse pluie qui s’est abattue sur la capitale togolaise dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars. C’est la détresse et la colère après que des maisons et des routes ont été envahies par les eaux. Des familles sont contraintes par cette situation de passer la nuit sur les toits ou chez des voisins.

Malgré toutes les publications faites sur les réseaux sociaux par des citoyens, aucune sortie officielle n’est venue des autorités togolaises. Et pourtant, le gouvernement a tenu, le mercredi 1er avril 2026, un Conseil des ministres qui est passé sous silence sur ce sujet. Aucune communication, aucune mesure d’urgence annoncée.

Une posture qui amène les Togolais à se demander si les autorités pensent réellement à eux. Pour preuve, le communiqué officiel du Conseil des ministres indique que le gouvernement a adopté trois projets de loi, dont un sur la concurrence et la protection des consommateurs, quatre décrets notamment sur le foncier agricole et la création d’une Autorité des frontières, écouté trois communications sur le nucléaire, la cartographie des infrastructures et les impacts du conflit au Moyen-Orient, et procédé à une nomination.

Loin de nous l’idée de rejeter ces informations et ces prises de décisions importantes pour la nation, mais face aux bassins d’eau qui débordent à la moindre pluie, laissant les citoyens dans la détresse, ce silence des dirigeants interroge.

Pourtant, le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, s’était rendu sur le terrain dès le 31 mars pour inspecter les ouvrages. Il avait donné des consignes de pompage et de surveillance. Une bonne initiative, saluée sur le moment. Mais le ministre Alipui n’était-il pas présent lors du Conseil des ministres pour faire une communication ? Les autorités sont-elles en train de préparer des travaux de grande envergure ?

Cela fait plus de 20 ans que les populations font face à des inondations et constatent amèrement l’absence d’actions concrètes pour atténuer durablement ces risques.

En dehors des sorties inopinées ou de celles effectuées après les pluies, il est urgent, voire impérieux, pour les autorités de se pencher véritablement sur le problème bien avant l’arrivée des grandes pluies.

Delali AYITE

Delali AYITE, est Journaliste Reporter à la Rédaction de Togomedia24.com

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